BB Brunes - Houna

BB Brunes - Houna
Joséphine.


Octobre. Froid. Brouillard. Grisaille. Rhume. Je hais l'automne. Autant j'aime bien l'hiver, que j'aime pas l'automne. Les arbres sont morts, les feuilles sont marrons. Et c'est déprimant. Enfin. Je m'en sors plutôt bien en fait. Je suis pas mécontente de ce début d'année. Bonnes notes, motivation, amis & amour. Ce qui me perturbe, c'est qu'il ne se passe RIEN. Quand je dis rien, je dis pas d'emmerdes. Tout Va Bien. J'étais plus vraiment habituée à cette douce insouciance. J'en suis encore si étonnée que j'hésite presque à m'y aventurer. Comme mon chat, ma boule de poil roux, qui, à chaque hiver, redécouvre les joies d'un manteau blanc scintillant recouvrant le sol. On met une patte. C'est froid. Alors on l'enlève précipitamment. C'est inconnu cette chose là. Prudence. Pourtant, ça ne paraît pas bien méchant. On remet donc la patte. Puis une deuxième. C'est agréable en fait. Et on termine en se roulant dedans au plein milieu de l'allée. Pour moi, c'est un peu pareil. Il faut le temps que je m'habitue à ne plus avoir le coeur dans un étau à chaque fois que je me couche, redoutant la suite des événements. Nouvelle sérénité, nouveau bonheur. Nouveau moi? Peut être. Changée en certains points sûrement. Plus mûre aussi. Certainement mieux. Joséphine est heureuse. Joséphine a envie d'avancer. Joséphine rit. Joséphine aime. Joséphine emmerde les cons.


Joséphine VIT (l)

# Postato venerdì 27 giugno 2008 14:18

Modificato sabato 03 ottobre 2009 03:39

The Pogues - Fiesta

The Pogues - Fiesta












La Pequeña Cocotta


A . I . M . E


El Lem0no




# Postato sabato 28 giugno 2008 02:48

Modificato sabato 29 agosto 2009 16:30

Britney Spears - If You Seek Amy

Britney Spears - If You Seek Amy






On ne peut poser les pieds sur le sol tant qu'on a pas touché le ciel. Paul Auster


Parfois, j'aimerai faire partie de ces papillons, & m'envoler vers le coucher d'un soleil ardent.



# Postato sabato 28 giugno 2008 14:25

Modificato sabato 29 agosto 2009 16:29

Louise Attaque - Les Nuits Parisiennes

Louise Attaque - Les Nuits Parisiennes


La réalité, oui celle là qu'on ne veut pas regarder en face. Elle fait mal hein? Bordel qu'elle fait mal.. Et on se fait des illusions, on cherche à sauver les apparences & à créer une réalité, NOTRE réalité, cette réalité là qui n'existe que pour nous, à se dire que tout va bien, que tout ça va passer, que c'est normal & que ça fait partie de la vie. Eh ben rêve, c'est que de la merde tout ça, que des illusions bidons pour se faire croire à soi même que l'on est heureux. Que des mensonges, un tissu de longs & monstrueux mensonges. & on le sait ! Bien sûr qu'on le sait ! Pertinemment ! Seulement, cette réalité là est bien plus belle, plus remplie d'espoir, & bien plus facile à croire. On clame haut & fort que l'on est dur, que l'on encaisse les coups sans problèmes, sans jamais laisser rien paraître. Alors pourquoi cherche t-on toujours la facilité? Hein? POURQUOI?! La facilité ne dure jamais longtemps ! Notre vie créée de toute pièce par notre imagination, cette vie si simple, ne dure pas ! Un événement anodin va se produire, quelque chose qui semble vraiment banal aux yeux tout le monde, & qui pourtant, sera le point de départ de cette bombe à retardement, & qui va foutre en l'air cet ordre si fabuleux qui avait été mis en place ! & à partir de là, c'est l'horreur qui commence : on va de désillusion en désillusion, de déception en déception. Alors on tombe, doucement, & on voit la lumière devenir plus petite, de plus en plus petite & faible, devenir une poussière scintillante... La réalité, la vraie réalité cette fois, nous tombe sur la tête sans réellement savoir pourquoi. Maintenant, c'est le chaos qui débute. On voit notre vie, nos projets, nos sentiments, on voit absolument tout voler en éclats. Les remises en questions interviennent. Est-ce de notre faute? Oui, sûrement. Entièrement? Peut être pas. Mais est-ce vraiment de notre faute? Pas si sûr, en fait. Comment démêler le vrai du faux dans ces moments là? On ne peut pas. On est seul, terriblement seul face à notre réalité brisée, non reconstructible, & face à la vraie réalité, qui nous regarde dépitée, nous disant que si on avait ouvert les yeux dès le début, on en serait pas là. Si on avait ouvert les yeux dès le début, on fera pas un semblant de dépression maintenant. & si & si & si... de toute façon il est trop tard. & dans cette chute interminable, on touche pourtant le sol. Froid. Dur. De là, on peut observer toutes nos erreurs, toutes nos illusions, tous nos espoirs non fondés, toute notre petite vie tranquille basée sur des rêves morts, inertes, gisants à côté de nous. De toute façon, maintenant, on peut pas tomber plus bas. On pleure, on se renferme, on tente de se suicider pour les plus désespérés, & puis enfin, on se relève. On se rend compte qu'en fait, c'était vraiment très con, tout ça. C'était si stupide, si facilement évitable. Ca crevait les yeux, c'était comme le nez au milieu de la figure. On se relève, surpris de notre propre bêtise, & de notre découverte. Alors c'était ça, c'était JUSTE ça ? Eh oui, c'était JUSTE ça. Pourtant, on est tombé dans le piège. On se promet de ne plus refaire cette erreur. & en se faisant cette promesse, on vient de retomber dans le piège.
Notre vie, nos projets, nos sentiments... Tout ça, n'est basé que sur des illusions, des apparences.
Et comme tout à chacun le sait, les apparences sont souvent trompeuses.



Quand on se rend compte que le bonheur aussi ne tient qu'à un fil, qu'à un fragile fil, la vie prend un tout autre sens.



Photo : Rien à voir. Juste que je la trouve magnifique.


# Postato sabato 28 giugno 2008 16:16

Modificato sabato 29 agosto 2009 16:29

Lilly Allen - Alfie

Lilly Allen - Alfie


T'es sûrement pas le petit frère parfait. D'un autre côté, je suis sûrement pas non plus la grande soeur rêvée. On ne s'est pas choisi. On m'a imposé à toi comme grande soeur, arrivée 5 ans & demi avant toi, & on t'as imposé à moi, comme petit frère, duquel je vais devoir m'occuper. On nous a imposé l'un à l'autre, avec le devoir fraternel de s'aimer. J'ai toujours trouvé ça un peu con, parce que même si on descend des mêmes géniteurs, au fond, nous sommes deux personnes à part entière, & nos deux personnalités ne sont pas forcément compatibles. On en fait d'ailleurs assez souvent les frais. De plus, les 5 années & une demie nous séparant rendent la communication encore plus difficile. Tu parles de cartes Yu-Gi-Oh & des cyber attaques de catch de ton pote, moi je pleure sur mes histoires de coeur & sur le ras de bol des profs qui mettent la pression. Nous sommes deux êtres diamétralement opposés. Pourtant on s'aime. On se le prouver que très rarement certes, mais on s'aime quand même. Tu me regardes avec les larmes aux yeux quand les miennes coulent, & tu ris pour sauver les apparences, & je ris avec toi. Tu comprends sûrement pas pourquoi tout ça, pourquoi j'ai mal, pourquoi j'ai des crises, mais tu les vis avec moi, tu pleures avec moi, & tu passes ton petit bras tout musclé autour de mes épaules avec un sourire qui se veut rassurant, mais qui est tellement forcé que j'en pleure, mais de rire cette fois. Ta naïveté parfois navrante, se révèle hilarante quand tu essais de prendre part aux conversation entre Maman & moi, sur des débats philosophiques " Coupable, ou pas? ". Tu as l'art & la manière de me faire tourner en bourrique, de me faire démarrer au quart de tour, de me rendre folle de rage avec tes réponses à la con du genre : " Tu fais quoi? QUELQUE CHOSE. " Enfin, malgré tout ce que tu me fais subir, je ne t'en veux pas, & j'oublie bien vite toutes tes bêtises. J'ai également de la chance que tu ne m'en veuilles pas non plus, parce que je suis pas forcément tendre avec toi. Au début de cet article, je m'étais promis de ne pas écrire de roman. Encore une fois, je peux mesurer à quel point j'en suis incapable...


Tu sais Pti Frère, Je t'aime.


Peax : Le frangin, ce futur Yamakazi (l)

# Postato venerdì 11 luglio 2008 12:57

Modificato venerdì 01 maggio 2009 17:06